Le très prestigieux concours photo qui décerne au compte gouttes les "Pilsner Urquell International Photography Awards" nous gratifie cette année de deux clichés sous-marins tout à fait remarquables dans la catégorie des photographes non-professionnels :
1er prix : Yeang Chng (Boston, MA, US) "Jellyfish Among Clouds"
2éme prix : Csaba Tökölyi (Budapest, Budapest, HU) "Dragon"
Je vous conseille d'aller regarder les autres photos du concours, il y a des choses magnifiques...
26 septembre 2007
Pilsner Urquell International Photography Awards
23 septembre 2007
le plus grand crabe du monde ?
Le "alaskan blue king crab" est trouvé dans les mers les plus froides et certaines espèces peuvent dépacer les 8Kg !
Je n'ai pas plus d'infos sur cette photo mais si ce n'est pas un montage photoshop, c'est vraiment une belle pièce...
Sur terre, il a un rival bien plus impressionant : le "crabe des cocotiers" qui peut atteindre le poids iréel de 17Kg !!!
j'avais toujours pensé que l'araignée de mer du japon devait être le king des crustacés. Je me trompais_
21 septembre 2007
"Amazon Abyss" - VO!
Mike de Gruy, Kate Humble et une équipe international de scientifiques et de plongeurs ont fait ce reportage stupéfiant avec la BBC sur certaines des créatures les plus incroyables de l'amazonie (commentaire en anglais / 3 parties sur 5) :
SOURCE : the webshite
10 septembre 2007
bientôt l'hiver ?
...cette photo aurait été prise en Suisse mais je n'ai toujours pas trouvé un lien qui confirmerait l'info.
03 septembre 2007
sortie inakis du 03/09 : Annecy - Le France
Aujourd'hui lundi, c'est plongée dans le lac d'Annecy sur l'épave Le France.
Pour info, allez voir sur le site de scubadata pour avoir toutes les infos sur et comment trouver l'épave.
GPS : 45°53.850'N, 06°08.970'E (à confirmer)
> Ne ratez pas les prochaines sorties <
merci titi pour les photos !
02 septembre 2007
-214m en no limit !!!
Nouveau record incroyable en apnée no-limit ("...descendre avec une gueuse et remonter à l'aide d'un ballon gonflé par l'air d'une bouteille d'air comprimé...") : L'autrichien Herbert Nitsch a atteint (et en est revenu sain et sauf) la profondeur extraordinaire de -214m en Grèce (Spetses Island) le 16 Juin 2007.
source et vidéo : filmon.com
(l'info a été communiquée initiallement par Gael H et lien vidéo a été postée par Stéphane S sur onplonge.com)
voici le profil de sa plongée (également postée sur onplonge.com par Cyrille T) qui dure plus de 4 minutes !
Le site officiel herbertnitsch.com
26 août 2007
Le Rhône serait pollué par des PCB :
Le texte est un peu long mais être informé du contenu est d'utilité publique. Je ne suis pas habituellement de ceux qui font un copier/collé d'un article dans un post mais là, je préfères faire une exception à la règle. J'espère que Monsieur Marc Laimé ne m'en voudra pas...
En tout cas, merci Flo pour l'info.
Bonne lecture :
Le Rhône pollué par les PCB : un Tchernobyl français ?
par Marc Laimé
En l’espace de quelques mois la consommation humaine de toutes les espèces de poissons pêchées dans le Rhône a été interdite sur 300 kilomètres du fleuve, de l’amont de Lyon à son embouchure en Camargue. Des analyses ont révélé que différentes espèces de poissons contenaient des quantités de
polychlorobiphényles (PCB), jusqu’à 40 fois supérieures aux normes admises pour une consommation quotidienne par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires européennes et françaises. S’ils sont ingérés sur de longues périodes, les PCB peuvent provoquer des cancers ou des problèmes de fertilité. Or des centaines de milliers de tonnes de sédiments du fleuve seraient contaminés par ces "Polluants organiques persistants", classés par l’ONU parmi la douzaine de substances chimiques les plus dangereuses pour l’homme. Le désastre est sans précédent. Les multiples enquêtes engagées depuis quelques mois pour cerner l’origine de cette pollution, connue depuis plus de vingt ans, pourraient révéler un véritable Tchernobyl à la française.
Les préfets de l’Ain, de l’Isère et du Rhône ordonnaient le 22 février 2007, quinze jours avant l’ouverture de la pêche à la truite, « au nom du principe de précaution », l’interdiction de toute consommation humaine et de commercialisation de poisson dans une zone d’une centaine de kilomètres, depuis le barrage de Sault-Brénaz dans l’Ain, à 55 kilomètres à l’est de Lyon, jusqu’à celui de Vaugris au sud de Vienne dans l’Isère.
L’analyse des poissons, et surtout celle des sédiments du fleuve, avait révélé qu’ils contenaient des quantités alarmantes de polychlorobiphényles (PCB), qui appartiennent à une catégorie de douze polluants chimiques particulièrement dangereux, désignés par l’ONU sous l’appellation de Polluants organiques persistants (POPs). aux termes du protocole d’Aarhus de juin 1998 et de la convention de Stockholm de mai 2001.
Les POPs sont des molécules complexes qui, contrairement aux autres polluants, ne sont pas définies en fonction de leur nature chimique mais à partir de quatre propriétés :
- la toxicité : elles ont un ou plusieurs impacts prouvés sur la santé humaine ;
- la persistance dans l’environnement : les molécules résistent aux dégradations
biologiques naturelles ;
- la bioaccumulation dans les tissus vivants et l’augmentation des
concentrations le long de la chaîne alimentaire ;
- le transport sur de longues distances.
Pour leur part les PCB sont des produits chimiques organiques chlorés utilisés pour leur grande stabilité thermique et leurs caractéristiques électriques. Ils ont notamment été employés comme isolants électriques dans les transformateurs et les condensateurs, sous l’appellation commerciale de pyralène, et comme fluides caloporteurs pour le transfert de calories dans des installations industrielles diverses.
Les applications commerciales de ces composants ont commencé à être diffusées dès les années 1930, mais il faudra attendre plusieurs décennies avant la prise de conscience progressive qu’ils peuvent être nocifs pour l’environnement et pour l’homme. Ils sont insolubles dans l’eau, mais solubles dans la plupart des solvants organiques et dans les huiles végétales, stables et pratiquement non biodégradables.
De plus ils sont cumulables dans la chaîne alimentaire (concentration dans les tissus vivants), et dégradables à haute température en conduisant à la formation de furanes et de dioxines (toxiques et cancérogènes).
Très peu solubles, ils se sont donc accumulés dans les sédiments du Rhône, puis dans les graisses des poissons. Or leur toxicité est équivalente à celle de la dioxine pour des consommateurs réguliers de poissons, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Les PCB en France
L’utilisation des PCB dans les applications ouvertes telles que les encres d’imprimerie et les adhésifs a été interdite en Europe en 1979.
La vente et l’acquisition de PCB ou d’appareils contenant des PCB, ainsi que la mise sur le marché de tels appareils neufs sont interdites en France depuis un décret du 2 février 1987.
Un décret du 18 janvier 2001 a ensuite transcrit en droit français la directive 96/59/CE du 16 septembre 1996 concernant l’élimination des PCB et des PCT, et prévoyait la réalisation d’un plan d’élimination des PCB, à partir d’inventaires
constitués sur la base des déclarations des détenteurs d’appareils qui en contiennent.
Un plan national de décontamination et d’élimination des appareils contenant des PCB et des PCT a été approuvé par un arrêté du 26 février 2003.
L’échéance pour cette élimination est fixée au 31 décembre 2010, en plusieurs étapes selon le type d’appareil.
Hormis, la précision est importante, "pour les transformateurs ayant entre 50 et 500 ppm de PCB (qui ne seront) éliminés qu’à la fin de leur terme d’utilisation."
On verra donc encore très longtemps fonctionner des transformateurs contenant du PCB...
Pour la réalisation du plan, le ministre chargé de l’Environnement est assisté par une commission nationale créée par un arrêté du 23 octobre 2001.
Sur la base des données fournies par chaque département, l’Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie (ADEME) à réalisé un inventaire national des appareils qui en contiennent.
Le nombre d’appareils contenant plus de 5 litres de PCB inventoriés en France par l’Ademe s’établissait au 30 juin 2002 à 545 610, L’ensemble de ces appareils représentant un poids de 33 462 tonnes de PCB à éliminer…
Dont la majorité sont utilisés pour la production, le transport, mais surtout pour la distribution d’énergie électrique sur tout le territoire.
En 2001, 7800 tonnes de PCB avaient été incinérées et 14 400 tonnes décontaminées, selon les données de l’Ademe.
Reste que pour France Nature Environnement, qui consacrait un dossier aux PCB dans sa lettre d’information Industrie-Déchets de février 2007 (n° 30) :
« Depuis le début ce dossier a mal démarré, déjà au niveau de l’inventaire des appareils contaminés, fait uniquement sur le principe du volontariat, tout le monde s’est accordé à dire qu’il est largement incomplet (545 610 appareils répertoriés en 2004, dont plus de 450 000 pour EDF). Depuis, par manque de moyens humains et financiers le MEDD et l’Ademe n’ont pu suivre, ni mettre à jour cet inventaire... La France n’a donc aucune visibilité (mise à part des chiffrages de quantités éliminées uniquement en France par les éliminateurs de déchets dangereux) sur l’élimination de ces déchets.
L’Ademe prévoyait une mise à jour et donc un suivi de l’inventaire pour 2007, pour le moment rien n’est moins sûr que cela puisse ce faire !
Dès 2004, notre crainte a été de voir des pollutions diffuses de PCB dans l’environnement dues à des éliminations non maîtrisées de ces déchets, avec le risque de voir leur abandon sur des friches industrielles, ou des dépôts sauvages, ou lors de simple élimination par ferraillage. »
Or, dans le cadre du « Plan national » d’élimination et de décontamination des appareils contenant du PCB, défini par l’arrêté du 26 février 2003, seules deux usines en France sont homologuées pour éliminer les quantités considérables de PCB concernées...
Car outre les centaines de milliers de transformateurs électriques concernés, les PCB ont aussi massivement été utilisés des décennies durant comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, dans la formation des huiles de coupe pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les papiers autocopiants sans carbone, etc.
Et seulement deux sites industriels homologués en France pour décontaminer le tout en quelques années : L’usine Tredi de Saint-Vulbas, dans l’Ain, rachetée en 2002 par le groupe Séché, spécialiste du traitement des déchets. Et une seconde usine appartenant au groupe Arkema, implantée à Saint-Auban dans les Alpes de Haute-Provence, entre Sisteron et Digne, près de la Durance...
Les PCB dans le Rhône
La présence de PCB dans le Rhône est attestée de longue date.
Ils ont été largement déversés dans le fleuve dans les années 1980. La responsabilité de l’usine de retraitement de déchets Tredi, implantée à Saint-Vulbas, dans l’Ain, avait notamment été mise en cause lors d’un épisode de pollution survenu dans les années 80.
« Vieux serpent de fleuve que la pollution du Rhône aux PCB, rappelait Politis le 5 juillet 2007. Cela fait vingt ans que la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) a déposé une plainte contre X pour le déversement annuel de centaines de kilogrammes de PCB, tellement dangereux que sa toxicité se calcule en picogramme (millième de milliardième de gramme) ! »
« Aujourd’hui, nos rejets dans l’eau sont très en deçà des normes, nous avons investi en masse », déclarait au Figaro le 1er mars 2007 M. Henri Petitgand, directeur de la communication du groupe Séché-Tredi qui a racheté l’usine en 2002.
« Tant que l’origine de la pollution n’est pas trouvée, on continuera de nous pointer du doigt », déplorait-t-il. Sans exclure catégoriquement de pollution plus récente, il soulignait que « l’on finira bien par trouver l’origine (de la pollution) car les PCB portent leur marque de fabrique. »
L’usine Tredi de Saint-Vulbas aurait donc très fortement limité ses rejets, tombés à quelques dizaines de grammes par jour.
« Car l’administration ne les a pas totalement interdits, s’offusquait Alain Chabrolle, vice-président de la Frapna-Rhône dans Politis. Tout le monde pensait la contamination largement diluée au cours du temps. La surveillance environnementale s’est allégée. »
Les différents services de l’Etat concernés devraient néanmoins pouvoir sans peine analyser les sources de cette pollution catastrophique, si l’on en croit le nombre et la portée des investigations qui se sont succédé depuis près de vingt ans…
Vingt ans d’empoisonnement
Au cours du premier semestre 2005, des analyses de chair de poissons pêchés dans le canal de Jonage mettent à nouveau en évidence une contamination par les PCB.
L’affaire débute par l’analyse inopinée des prises d’un pêcheur professionnel du
département du Rhône, dont la production, dix tonnes par an de sandres, brèmes, carpes, barbeaux…, approvisionnait les restaurants de la région : des taux de PCB jusqu’à 12 fois supérieurs au seuil de l’OMS sont en effet enregistrés.
Le 26 août 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) rendait un avis mettant en avant un risque pour les consommateurs réguliers de ces poissons.
En application du principe de précaution, le préfet du Rhône interdisait, par arrêté du 14 septembre 2005, la commercialisation et la consommation des poissons pêchés dans le canal de Jonage, un bras du Rhône bordant les communes de Meyzieu et Décines. et le plan d’eau du Grand Large.
Non sans que subsiste quelque ambiguïté : les prises restent toutefois autorisées, sous la pression des fédérations de pêche, qui voient leurs adhérents déserter par centaines…
Les services de l’Etat mettaient ensuite en place un protocole d’analyses et d’enquête « indispensable à la cohérence des résultats et à leur comparaison », confiés au Cemagref (Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement), et la Direction des services vétérinaires du Rhône.
Le 9 janvier 2006, les ministères de la Santé et de l’Agriculture indiquaient que le taux de contamination nécessitait le maintien de l’interdiction de consommation et la détermination des origines de cette contamination.
Dès lors, des investigations étaient menées sur le Rhône en s’éloignant, par étape, du premier secteur où la contamination avait été découverte.
Différents arrêtés préfectoraux et inter-préfectoraux étendaient la zone l’interdiction à un tronçon de près de 80 kilomètres, du barrage de Sault Brénaz dans l’Ain), près de Lagneu, à la confluence Rhône-Saône.
Plusieurs plans d’eau lyonnais en relation avec le Rhône étaient également concernés : l’étang du Grand large et le lac des Eaux bleues du Parc public de Miribel, qui constitue la ressource de secours en eau potable du grand Lyon !
Dans le cadre de la poursuite des investigations, les résultats des analyses menées en aval de la confluence Rhône-Saône confirmaient que les poissons de ce secteur étaient également contaminés en PCB et dioxines.
En effet, l’Union européenne avait adopté le 3 février 2006 la norme recommandée par l’OMS de 8pg/g de matière brute (8 picogrammes/gramme), représentant la concentration admissible en dioxine et PCB type dioxine dans les aliments destinés à la consommation humaine.
Or les résultats enregistrés sur les poissons pêchés à la hauteur de Vernaison et de Pierre-Bénite indiquaient des taux allant de 1,71 à 32,28 pg/g en moyenne selon les espèces.
Un nouvel arrêté inter-préfectoral Isère-Rhôneétait donc pris le 22 février 2007, pour étendre la zone géographique de l’interdiction de consommation en aval de la confluence Rhône Saône jusqu’au barrage de Vaugris, obstacle physique limitant le passage des poissons contaminés plus en aval, selon la préfecture de Bassin.
En conséquence, l’interdiction de consommer le poisson pêché s’appliquait à partir du 22 février 2007 sur tout le linéaire du fleuve Rhône depuis le barrage de Sault Brénaz, à l’amont, jusqu’au barrage de Vaugris (au sud de la Vienne), à l’aval. Cet obstacle physique devant, selon la Préfecture, limiter le passage des poissons contaminés plus en aval.
Autant de mesures qui décidaient la Fédération Rhône-Alpes d’associations de protection de la nature (Frapna) à déposer (à nouveau) plainte contre X pour pollution, la première initiée il y a vingtaine d’années n’ayant jamais abouti…
Mais l’affaire n’allait malheureusement pas en rester là.
Plusieurs centaines de milliers de tonnes de sédiments contaminés
Davantage que la contamination des poissons, celle des sédiments inquiétait M. Alain Chabrolle, administrateur de la Frapna : « Nous sommes confrontés à un nouveau type de pollution, car les PCB ne sont pas solubles, ne sont pas biodégradables, ils se « scotchent » sur les sédiments, une sorte de pollution invisible qui n’a pas de toxicité à court, mais à moyen et long terme. On commence à prendre conscience avec effroi que la contamination a été excessivement importante. Avec une telle accumulation dans les sédiments que l’interdiction de consommation des poissons pourrait être prononcée pour des années sur tout le Rhône ! »
Or, comme le soulignait l’arrêté inter-préfectoral Isère-Rhône du 22 février 2007, qui avait étendu dans un premier temps l’interdiction de consommation du poisson à un tronçon de 80 kilomètres du Rhône, immédiatement en aval de Lyon, il n’existe aucun seuil réglementaire pour les PCB dans les sédiments…
« Cependant, précisait l’arrêté, des disparités géographiques apparaissent et les résultats obtenus sont en adéquation avec ceux observés sur les poissons.
Ainsi, les sédiments du canal de Miribel contiennent beaucoup moins de PCB que ceux du canal de Jonage ou du Rhône dans Lyon. Les sédiments de Loyette contiennent 3 fois plus de PCB indicateurs et 6 fois plus de dioxines et furannes que ceux de Lucey. Les plus fortes valeurs sont observées dans les sédiments en profondeur du Grand Large. La Bourbre présente une contamination comparable à celle du canal de Jonage. Dans ces conditions, le Préfet coordonnateur du bassin Rhône Méditerranée a décidé d’étendre les analyses à l’échelle du bassin. »
Le préfet du Rhône, coordinateur de bassin, demandait dès lors aux collectivités situées plus en aval de pratiquer également des analyses qui pourraient, en cas de résultat positif, conduire à une extension du périmètre d’interdiction de consommer le poisson.
Restait à expliquer, si l’hypothèse d’une contamination ancienne se confirmait, les motifs de ce regain.
Le Cemagref émettait l’hypothèse de modifications du régime hydraulique du fleuve dues au changement climatique. Une hypothèse qui inquiète très fortement depuis deux à trois ans, à raison de ses conséquences catastrophiques pour le célèbre « couloir de la chimie », les représentants du Medef au Comité de bassin Rhône-Méditerrannée-Corse…
Les autorités indiquaient à ce stade que l’interdiction de consommation des poissons pourrait durer plusieurs mois, voire des années, car ce sont des centaines de milliers de tonnes de sédiments du fleuve qui sont contaminés.
Or la décontamination des sédiments, à cette échelle, pose des problèmes considérables, comme vont en témoigner les Journées nationales sur la gestion des sédiments portuaires et fluviaux, qui se tiendront à Lille les 24 et 25 septembre 2007. A l’instar du Symposium international sur le management des sédiments, organisé par l’Ecole des mines de Douai, qui se tiendra également à Lille du 9 au 11 juillet 2008.
Chronique d’un désastre annoncé
Les medias n’ont commencé à évoquer la catastrophique pollution du Rhône qu’en mars 2007, après l’annonce des premières mesures d’interdiction de consommation humaine et de commercialisation du poisson, qui vont aller crescendo jusqu’à l’été 2007, avec par étapes successives des arrêtés d’interdiction qui concernent, en aout 2007, 300 kilomètres du Rhône, jusqu’à son embouchure en Camargue.
Mais la Frapna est mobilisée depuis… vingt ans contre la pollution du Rhône par les PCB !
Elle rappelait ainsi le 26 janvier 2007, lors d’une rencontre avec Mme Nelly Olin, alors ministre de l’Ecologie et du développement durable, présente à Lyon pour une réunion de suivi du « Plan Rhône », ses souhaits, déjà présentés à la ministre en novembre 2006, sur la qualité des eaux du Rhône, et notamment sa pollution par les PCB :
- Nécessité d’interdire tout rejet direct de PCB dans les milieux aquatiques ;
- Dégager les moyens nécessaires pour trouver l’origine et l’étendue exacte de cette contamination (80 kilomètres déjà concernés), et examiner les moyens pour y remédier (financements 2007 ?) ;
- Introduction d’un volet PCB et pollutions sédimentaires dans le Plan Rhône, dans le cadre des actions d’études à programmer, avec engagement de principe de financement ;
- Effectuer la synthèse des analyses (poissons - sédiments…) déjà réalisées ;
- Améliorer l’information des pêcheurs (interdiction formelle de consommer tout poisson du Rhône) ;
- Mettre en place des suivis environnementaux spécifiques pour les zones
industrielles à risques et un suivi environnemental global du Rhône ;
La Fédération ajoutait attendre « des réponses précises, même si des échanges
constructifs avec les services de l’Etat ont déjà pu se concrétiser. »
Et notait ainsi que « les discussions engagées par la Frapna avec le groupe Séché-Trédi permettent d’ envisager à court terme l’arrêt de rejets de PCB (même en faibles quantités) dans le Rhône à Saint Vulbas et la mise en place d’un suivi environnemental régulier avec des indicateurs de contrôle partagés. »
Forcing bienvenu.
Avant de quitter le gouvernement en mai 2007, Mme Nelly Olin donnera son accord pour la réalisation d’un vaste programme d’investigation : périmètres, évolution des stocks (PCB, mais aussi d’autres polluants persistant ainsi que le mercure), conséquences sur l’irrigation, l’épandage de limons, la potabilité, etc.
Démarche novatrice, si bien tardive, qui devrait permettre de mieux cerner cette
pollution dont on ne connaît aujourd’hui que les inquiétantes contaminations
sporadiquement révélées par l’analyse de poissons.
Car les inquiétudes des associations allaient se révéler prémonitoires.
Des mairies portent plainte contre X pour pollution
Le 23 mai 2007 les municipalités de Meyzieu, à l’est de Lyon, et Décines-Charpieu (Rhône) annonçaient avoir déposé plainte contre X, dès le mois de février pour Meyzieu, pour la pollution sans précédent du Rhône par le PCB.
Meyzieu et Décines sont bordées au nord par le canal de Jonage, particulièrement affecté par cette pollution, les autorités ayant interdit dès 2005 la consommation des poissons pêchés dans ce bras du Rhône.
"Nous avons déposé plainte pour pollution des eaux et abandon de déchets contenant du PCB, après une délibération de notre conseil municipal le 29 mars", précisait à l’AFP M. Serge Pupovac, directeur général des services de Décines.
La municipalité de Meyzieu, après avoir placardé les avis d’interdiction sur les berges communales du fleuve et de ses canaux, tentait dès lors de convaincre les 113 communes alors concernées par les arrêtés d’interdiction de déposer plainte à leur tour. Elle était rejointe par les communes de Vaux-en-Velin, Jonage, Jons, Grigny…
Son maire, M. Michel Morissier confiait le 5 juillet 2007 à Politis : « Je dérange, mais je n’admets pas que l’on me rétorque que "ça fait vingt ans que ça dure, alors..." Tout le monde est au courant, mais c’est la passivité qui domine trop souvent. Pour ma part, je redoute un scénario comme celui de l’amiante... »
Lors d’un point-presse les candidats Verts aux élections législatives dans le Rhône estimaient que cette pollution, dont ils entendaient faire "le fil rouge" de leur campagne, concernait probablement d’autres départements. Le parti écologiste souhaitait donc que les pouvoirs publics lancent une enquête sanitaire approfondie.
M. Alain Chabrolle, administrateur de la Frapna, assurait à cette occasion que la préfecture avait accepté le principe d’un groupe de travail, chargé de mener cette nouvelle étude approfondie de 2008 à 2010.
La Fédération se félicitait toutefois de la mise en œuvre d’un avenant de l’arrêté d’exploitation de la société Trédi à Saint Vulbas, dans l’Ain, réduisant les rejets de PCB autorisés, et de la mise en place d’un programme de recherche sur les pollutions sédimentaires (comprenant PCB et dioxines) du Rhône, dont la coordination a été confié à la Diren (Direction Régionale de l’Environnement) Rhône-Alpes.
Elle exprimait le souhait de faire partie de son comité de pilotage et que de nouvelles analyses soient réalisées et communiquées rapidement jusqu’à la Méditerranée sur les sédiments, les poissons (avec des nouvelles espèces comme l’anguille), et sur des aliments indicateurs comme les tellines (coquillages) ramassées sur les bords des plages, ou le riz en Camargue.
L’interdiction de consommer des poissons étendue à l’Ardèche et la Drôme
Deux nouveaux arrêtés préfectoraux, datés du 13 juin 2007, étendaient ensuite l’interdiction de la consommation humaine et animale, ainsi que la commercialisation, de poissons pêchés dans le Rhône, du barrage de Sault Brénaz dans l’Ain, jusqu’aux limites administratives de la Drôme et du Vaucluse et les limites administratives de l’Ardèche et du Gard, concernant à ce stade plus de 200 kilomètres de tronçons du Rhône, y compris les canaux de dérivation et les contre-canaux du fleuve.
Les dernières analyses réalisées attestaient d’une concentration de PCB dans les poissons jusqu’à 7 à 8 fois la norme recommandée par l’OMS et adoptée par l’Union européenne, correspondant à une dose 40 fois supérieure à la dose acceptable quotidiennement, déclarait la Frapna dans un communiqué diffusé le 19 juin 2007.
La région Rhône-Alpes s’alarme de la pollution du fleuve
Après l’annonce de l’interdiction décidée par les préfets de la Drôme et de l’Ardèche, le président (PS) du conseil régional Rhône-Alpes, M. Jean-Jacques Queyranne, demandait le 19 juin 2007 au préfet de région d’organiser dans les meilleurs délais une rencontre avec les élus des territoires concernés par la contamination du fleuve.
Evoquant “une pollution sans précédent et qui s’amplifie”, M. Queyranne précisait que cette rencontre permettrait de vérifier la mise en œuvre des actions de dépollution déjà programmées et d’examiner des mesures complémentaires. La région et l’Union européenne ayant prévu d’affecter 7 millions d’euros entre 2007 et 2013 pour conduire des actions de lutte contre la pollution.
En outre, Rhône-Alpes, avec les régions Paca et Languedoc-Roussillon, est très impliquée dans le « plan Rhône », qui vise à restaurer la qualité des eaux du fleuve, en mobilisant les acteurs des territoires riverains.
On conçoit aisément que tous les « acteurs de l’eau » concernés se mobilisent puisque la France est tenue, comme tous les Etats-membres de l’UE, d’appliquer désormais les dispositions découlant de la mise en œuvre de la Directive 2006/44/CEdu Parlement européen et du Conseil du 6 septembre 2006 concernant la qualité des eaux douces ayant besoin d’être protégées ou améliorées pour être aptes à la vie des poissons…
Les analyses du Cemagref
La Direction de la citoyenneté et de l’environnement de la préfecture du Rhône rendra publique le 21 juin 2007 la synthèse des données recueillies en 2005-2006 par le Cemagref, intitulée « Contamination des poissons et des sédiments du Rhône par les polychlorobiphényles. »
L’inquiétude croît, le mystère aussi…
Dans son édition du 26 juin 2007 Le Monde publiait une enquête de sa correspondante régionale, qui ne levait toujours pas le voile sur les sources de cette pollution dont il semblait désormais qu’elle puisse souiller le Rhône jusqu’à son embouchure…
« (…) Le périmètre s’étend désormais sur 200 kilomètres et pourrait encore être élargi : le Vaucluse, le Gard et les Bouches-du-Rhône attendent les conclusions d’analyses avant de prendre d’éventuelles mesures de protection similaires.
Dans la Drôme, les résultats des prélèvements réalisés sur six espèces de poissons ont montré une contamination allant jusqu’à 59 picogrammes/gramme (pg/g) (l’unité utilisée pour les dioxines sur le plan de la toxicité), alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé à 8 pg/g la concentration admissible en dioxine et PCB dans les poissons destinés à la consommation humaine. Le poisson le plus contaminé présentait une dose 40 fois supérieure à la dose acceptable quotidiennement. »
Quant à la dangerosité de cette pollution chimique exceptionnelle, rien de rassurant non plus :
« (…) La contamination se fait par ingestion d’animaux ou de produits d’origine animale contaminés. Les autorités préfectorales font valoir que la "toxicité aiguë des PCB est faible pour l’homme et qu’une exposition accidentelle de courte durée n’a pas de conséquence grave". Les mêmes sources précisent toutefois qu’une exposition aiguë à forte dose est associée à des irritations de la peau et plus rarement des infections hépatiques, neurologiques, des bronchites chroniques, des maux de tête et vertiges et parfois de l’impuissance.
Des troubles qui peuvent être irréversibles et entraîner des cancers.
« Des analyses devraient être prochainement étendues à de nouvelles espèces, comme les anguilles, et à de nouveaux polluants, comme le mercure. »
« Le Rhône n’est pas une poubelle »
Lors d’une réunion du Comité de bassin Rhône-Méditerranée-Corse le jeudi 28 juin 2007, des élus Verts de la région Rhône-Alpes, M. Jean-Marc Léculier, membre du bureau de l’Agence de l’eau et Mme Geneviève Soudan, porte-parole du groupe des verts à la région, enfonçaient le clou et diffusaient un communiqué soulignant la gravité de la situation :
« (…) Il est question de déversements de pyralène contaminant depuis plus de vingt ans les sédiments.
« Le Rhône est une richesse et les élus Verts à la Région Rhône Alpes, depuis 2004, ont œuvré dans le sens de sa protection : élaboration d’ un plan Rhône en partenariat avec les autres régions concernées assurant l’aménagement équilibré du Rhône respectueux de l’homme, de son environnement et de ses activités.
Accord-cadre entre l’Etat, l’Agence de l’Eau et la région quant à la qualité des eaux...
« Depuis février les Verts ont interpellé le Préfet afin que les études nécessaires soient réalisées pour connaître l’origine de cette pollution.
Aujourd’hui les Verts insistent pour que les membres du comité de bassin prennent leurs responsabilités et engagent les démarches nécessaires pour identifier le pollueur, faire cesser la pollution et que le Rhône retrouve sa qualité, pour le bien-être des riverains, comme l’impose d’ailleurs la directive cadre européenne sur l’eau. »
L’interdiction est étendue jusqu’à la Méditerranée
La préfecture du Vaucluse annoncera à son tour le mardi 7 aout 2007 que la consommation et la commercialisation de poissons pêchés dans le Rhône, déjà interdite de l’Ain à la Drôme, était étendue au sud jusqu’à la Méditerranée, aux termes d’un arrêté signé ce même jour par les préfets du Vaucluse, du Gard et des Bouches-du-Rhône.
La mesure découlait "d’analyses défavorables révélant une contamination de ces poissons en PCB", indiquait la préfecture.
L’interdiction est valable jusqu’à l’embouchure du fleuve, ainsi que pour ses canaux dérivés et les étangs qui sont lui sont liés en Camargue.
"Une information a d’ores et déjà été faite auprès de la filière professionnelle de pêche", rapportait la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué.
Le contact sur la peau "ne présente pas de danger", précisait M. François-Xavier Temple, directeur des services vétérinaires du Vaucluse. Une exposition decourte durée non plus. La baignade et les sports nautiques ne font d’ailleurspas l’objet d’interdiction.
Enquêtes tous azimuts
La préfecture de la région Rhône-Alpes, coordinatrice du bassin du Rhône, rappelait avoir confié une enquête à la Direction régionale de l’environnement (Diren) pour rechercher les causes de cette contamination, ses conséquences ainsi que la manière de la juguler.
En soulignant que le pré-rapport de synthèse du Cemagref, rendu public le 21 juin 2007 avait conclu que les sources de contamination étaient "anciennes, multiples et difficilement identifiables", la préfecture du Vaucluse précisait que le programme de la nouvelle enquête confiée à la Diren « sera débattu d’ici fin septembre avec les élus, les représentants de la société civile et les industriels concernés".
On apprenait le même jour qu’une nouvelle expertise de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) serait également effectuée d’ici à l’automne 2007…
L’usine Trédi, spécialisée dans le retraitement des déchets spéciaux hors radioactifs, de Saint-Vulbas (Ain), l’une des deux en France habilitées à retraiter les appareils contenant des PCB, est autorisée à rejeter de faibles quantités de ce produit dans le Rhône, "mais cela ne peut être la seule cause", affirmait M. François-Xavier Temple, Directeur des services vétérinaires du Vaucluse, qui donnait l’exemple de "gens qui jettent les batteries dans l’eau »…
Suspicions et contrôles
"Ce n’est pas une surprise, réagissait le président du groupe Verts au conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Comment croire que la contamination se soit arrêtée en amont ?"
Selon lui, "on paie aujourd’hui la gestion des déchets du passé. (...) Il en va de la santé de tout le monde".
Pour la directrice départementale des services vétérinaires des Bouches-du-Rhône, Mme Joëlle Feliot, les taux relevés dans le sud sont "supérieurs aux normes mais pas catastrophiques", et "moins élevés que ceux qu’on peut avoir" plus au nord.
"L’origine à ce stade n’est pas connue mais il y a des suspicions. La pollution ne peut venir que du relarguage de déchets", indiquait Mme Feliot.
Selon elle, la Drire a conclu qu’il n’y avait pas de rejets dans les Bouches-du-Rhône, "mais probablement en amont".
Interrogée sur les rejets de l’usine Trédi de Saint-Vulbas (Ain), l’une des deux en France habilitées à retraiter les appareils contenant des PCB et à rejeter de faibles quantités de ce produit dans le Rhône, elle déclarait : "Ce sont des installations classées soumises à des normes très strictes. (...) La Drire de l’Ain suit cela."
Les pêcheurs professionnels pénalisés
La contamination des écosystèmes aquatiques aux PCB entraine aussi des conséquences économiques graves pour le secteur de la pêche professionnelle.
Pour M. Philippe Boisneau, président de la Coordination nationale des pêcheurs professionnels en eau douce (Cnapped) et M. Didier Bertin, président de l’Association interdépartementale des pêcheurs professionnels de la Saône et du Haut-Rhône : « Les pêcheurs sont dans l’obligation d’honorer leurs nombreuses charges (loyer à l’Etat, charges sociales…) sans pouvoir percevoir de recettes puisque, de fait, la vente des poissons leur est interdite. Il ne faut pas minimiser l’impact et les conséquences économiques de cette pollution. »
La pêche en soit n’étant pas interdite, les pêcheurs de loisirs peuvent, eux, continuer leur hobby sous respect du principe « no kill », qui consiste à rejeter le poisson à l’eau après qu’il ait été pêché.
Plusieurs associations, à l’instar de WWF-France, qui s’alarmait à son tour de la contamination du Rhône dans un communiqué rendu public le 16 aout 2007, s’apprêtent donc à apporter leur soutien aux professionnels de la pêche en eau douce et à interpeller l’Etat pour qu’une indemnisation pour perte de revenus substantiels leur soit accordée.
Car de fait, dans son édition du 17 aout 2007, l’édition Isère Nord du quotidien régional Le Dauphiné Libéré stigmatisait à son tour « Un Tchernobyl à la française », en titrant sur "les pêcheurs professionnels dans la tourmente" :
« (…) Dénoncée par les fédérations de pêche du Rhône et de l’Isère, qui ont porté plainte contre X, cette situation a aujourd’hui des conséquences dramatiques sur les pêcheurs professionnels en eau douce.
« Ils sont en effet une trentaine à exercer sur le Rhône entre le Haut-Rhône et le delta du fleuve. Il est interdit de consommer, mais pas de pêcher. Or, en l’absence de toute interdiction de pêcher, on ne peut réaliser aucune recette, on n’a pas le droit de se déclarer en faillite et on doit toujours payer nos charges. L’État ne fait absolument rien », dénonce M. Didier Bretin, le président du syndicat des pêcheurs professionnels du Haut-Rhône et de la Saône.
« On est face à un véritable scandale. L’État refuse soit de savoir ce qui se passe réellement, soit de divulguer ce qu’il sait, alors que le Rhône est devenu un Tchernobyl à la française », poursuit M. Bretin.
« On sait d’où vient la pollution et pour avoir une idée précise des dégâts qu’elle occasionne, il suffirait de réaliser des prélèvements en amont et en aval de l’usine incriminée, avance t-il.
« Pour M. Didier Bretin, on laisse mourir les pêcheurs professionnels du Rhône. De son côté, M. Philippe Boisneau, le président national des pêcheurs professionnels en eau douce va encore plus loin.
« On dépend du ministère de l’Agriculture en ce qui concerne la qualité sanitaire des poissons et de celui du Développement durable, car on est censé veiller sur la qualité des eaux. Or, en liquidant les pêcheurs professionnels en eau douce, on liquide les veilleurs du fleuve au profit des pollueurs.
"M. Philippe Boisneau dénonce aussi l’attitude de ministère des Finances.
« En plus, Bercy ne veut pas nous entendre et nous fait payer plein pot, malgré le fait qu’on n’ait plus aucune recette depuis des mois. On est les victimes et les payeurs ! On est face au "black out" d’une administration intransigeante et intégriste », fulmine t-il.
"Toutefois pour les pêcheurs professionnels, l’administration pourrait changer de cap dès que d’autres pêcheurs, ceux de la Méditerranée, entreront dans la danse car, c’est une évidence, la pollution aux PCB ne s’arrêtera pas au delta du Rhône mais va toucher la Grande bleue. « Avec nos collègues d’en bas, ça risque de se passer autrement », prophétise M. Philippe Boisneau.
Les associations se mobilisent
La Frapna et France Nature Environnement avaient réagi dès le 8 aout 2007 à ces nouvelles annonces :
« Les mesures d’interdiction doivent désormais être étendues jusqu’à la mer : les préfets du Vaucluse, du Gard et des Bouches-du-Rhône ont signé hier un arrêté dans ce sens.
« Cette problématique concerne maintenant plus de 300 kilomètres de tronçons du Rhône !
« La Frapna et FNE apprennent ainsi avec consternation, mais sans réelle surprise, cette mauvaise nouvelle.
« Nous demandons que de nouvelles investigations soient engagées sur les grands affluents comme la Saône, l’Isère et la Durance.
"Que le nouveau Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable mette en oeuvre tous les moyens indispensables pour le suivi de cette pollution ainsi que pour le programme de recherche sur les pollutions sédimentaires lancé cette année, à notre demande, sur le bassin Rhône Méditerranée.
« Nous souhaitons que des analyses soient réalisées sur la pêche côtière dans le delta du Rhône (poissons et coquillage) et en Camargue.
« Enfin, vu l’importance de la problématique, la Frapna et FNE demandent d’étendre les investigations au niveau national et la création d’un observatoire national des pollutions sédimentaires.
« La pollution par les PCB n’est qu’un exemple parmi d’autres substances toxiques présentes en trop grand nombre dans l’environnement alors que la ressource en eau est au cœur des débats politiques au niveau international.
« En France, à l’heure du Grenelle de l’Environnement, la pollution aux PCB doit être prise en compte de manière urgente, au même titre que les pollutions engendrées par les pesticides. »
SOURCE :
Le Monde Diplomatique (14 août 2007)
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fatfish
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06:32
Libellés : catastrophe, controverse, écologie, infos
22 août 2007
aquarium
rigolo ce petit script qui permet d'avoir son petit aquarium sur son blog :
allez hop, adopté :)
SOURCE : aqua.kyucon.com
vu sur la rivière aux canards
20 août 2007
joyeux anniversaire !
un an déjà
Le temps passe vite :)
bilan : 130 posts et de nombreuses visites... merci à tous pour vos mails sympathiques et votre contribution.
nota : la critique la plus récurrente est toujours que les comentaires ne soient pas ouverts mais à la suite des spams du début du blog et en l'attente d'un système anti-spam plus performant, ce point ne change toujours pas pour le moment.
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fatfish
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10:51
Libellés : anniversaire, blog, youpi
13 août 2007
chercheurs d'eau #14 est paru !
Le numéro 14 de chercheurs d'eau, LE magazine gratuit pour les plongeurs dispo' dans les magasins de plongée, est enfin paru pour le plaisir de tous : numéro excellent comme d'habitude - à venir récupérer d'urgence. Bravo et bonne continuation à toute l'équipe.
Nous avons encore aussi quelques exemplaires d'anciens numéros si vous en avez raté
Le numéro 13 de chercheurs d'eau (et les anciens numéros à partir du numéro 4) est disponible en format .pdf sur cette page - bientôt ce numéro 14 en téléchargement_
bonne lecture
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fatfish
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13:35
Libellés : chercheurs d'eau, infos, media, pub
12 août 2007
rappel volontaire : étriers Apeks
Recall - Apeks Yoke Screw potential fault
“RECALL To all Apeks Customers. There maybe a potential problem with the yoke clamp screw on any yoke clamp type regulator with the serial number starting from 7010001 – 7053528. All Apeks dealers and distributors have been made aware of this issue. Please return your yoke clamp screw to your nearest Apeks dealer for inspection, do not dive with the regulator until it has been inspected. If it is not possible for you to return the yoke clamp screw for inspection, then please contact Apeks’ Customer Service Department for assistance. Apeks apologizes for any inconvenience this recall might cause. We are dedicated to making the world's best diving products and to ensuring diver safety at all costs. This solution is the only reasonable course of action.”
C'est à dire :
"Information destinée à la clientèle d'Apeks. Il y a peut-être un probleme avec l'étrier sur les detendeurs (toutes gammes) dont les numéros de serie sont compris entre 7010001 et 7053528 inclus. Les revendeurs et distributeurs Apeks sont informés. Prenez contact avec votre revendeur Apeks au plus tôt pour faire contrôler votre detendeur ou rentrez en liaison avec le service commercial d'Apeks pour que nous puissions vous assister. Ne plongez pas avec votre détendeur Apeks tant qu'il n'a pas été vérifié. Apeks vous présente ses excuses blablabla..."
Le sérieux et la réputation d'Apeks ne sont plus à faire mais soyez vigilants et vérifiez si votre détendeur ne fait pas partie de la mauvaise série.
SOURCE : Apeks.co.uk
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fatfish
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00:19
Libellés : détendeur, infos, plongée ultima blue, rappel volontaire, sécurité
11 août 2007
Healing Theater Umine : sous l'eau dans ton salon !
vu sur l'excellent akihabara news :
"La société Takara Tomy vient de mettre en vente un projecteur LED. En fonction de votre humeur du moment, vous pourrez admirer sur vos plafonds et murs des vagues et entendre l'océan, l'ambiance des plages, de la forêt etc...le but étant de vous relaxer totalement. Il est aussi possible de connecter l'ensemble à un lecteur audio traditionel. Comptez 8 heures d'automonie sur batteries, le tout a une taille de 20x15x15cm"
j'aimerais voir l'effet pour réellement me faire une idée mais si le mouvement de l'eau au plafond est réaliste ça doit être excellent !!!
lien pour visiter le site du constructeur (vidéo explicative à l'intérieur... en japonais, comme le reste du site d'ailleurs)
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fatfish
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19:19
Libellés : découverte, humour, infos, internet
10 août 2007
robofish
voici une vidéo d'un poisson-robot nommé très originalement robofish. Il vit nage avec deux copains semblables dans un grand bocal au London Aquarium parmi de vrais poissons :
Le robot mis au point par une équipe de chercheurs de l'université d'Essex a un comportement dans l'eau (mouvements + détection d'obstacles) particulièrement réaliste.
Son seul défaut serait qu'il ai besoin d'être rechargé toutes les "x" heures et qu'il n'est pas capable de gérer seul son autonomie (en détectant seul que le niveau de ses batteries est faible puis en retournant à sa base pour se recharger sans l'intervention de l'homme par exemple)... l'équipe à l'origine du projet serait entrain de bosser sur ce point pour la suite.
Cela fait déjà un certain temps que ces robots / jouets / animaux de compagnie sont à l'ordre du jour dans les bureaux d'études vu le marché qui semblerait être en jeu(article de la BBC en mars 2000); on avait parlé d'un exemple de gadget de piscine ici.
Des applications plus concrètes sont étudiés aussi comme des remplaçants des mini-sous marins pour évoluer dans les grands fonds pour faire des prélèvements et de l'observation; il doit y avoir aussi de nombreuses applications dans le domaine militaire aussi sans doute. Je vous conseille donc un peu de lecture sur cette page bien documentée pour en être convaincu, c'est très intéressant.
On se préparerait déjà à un monde sans poissons dans quelques années de sur-pêche industrielle ? -fatfish
sources : bbc et engadget
07 août 2007
le poisson le plus laid du monde ?
le lumpfish ou Cyclopterus lumpus? est un sérieux candidat :
mais son copain le blobfish ou genus Psychrolutes est quand même super vilain :
03 août 2007
foreverblue : suite et fin
ndlr : suite de ça et ça
une toute dernière vidéo pour voir des phases de jeu ingame...
merci encore matt :)
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fatfish
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17:22
Libellés : forever blue, jeux vidéo, video, wii
29 juillet 2007
sortie inakis du 29/07 : Annecy - Le France
Il n'y a pas que la mer, on ne le dira jamais assez ! - ce dimanche, le club inakis est allé plonger dans le lac d'Annecy pour une plongée assez technique et donc réservée aux N2 confirmés et N3 : l'épave Le France à Annecy se trouvant dans la zone des 40m.
> Ne ratez pas les prochaines sorties <
merci Seb pour les photos :)
24 juillet 2007
forever blue : suite
voici deux courtes vidéos pour illustrer mon post sur forever blue, ce magnifique et prometteur jeu sur Wii : video #1 / video #2
merci à steff et à matt le fou pour les liens vers les vidéos ^_^
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fatfish
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14:38
Libellés : forever blue, jeux vidéo, pub, video, wii
16 juillet 2007
10'.04"
Il y a des chiffres mythiques en terme de records : la barre des 10 minutes en apnée statique en est une, comparable à passer sous la barre des 10 secondes au 100m sprint.
Stéphane Mifsud a réalisé cet exploit le 12 juillet 2007 : le temps officiel est de 10'.04"
Il est le premier au monde officiellement a rester aussi longtemps sous l'eau en apnée.
L'homologation de ce prodige ne se fait qu'au niveau national mais quel record de France !!! Le tout a été filmé en intégralité et des officiels de AIDA France ont été présents lors de toute la préparation et de l'immersion avec en plus, un contrôle anti-dopage. Tout a été fait dans les règles.
Bravo monsieur Mifsud. Quelle prouesse...
06 juillet 2007
04 juillet 2007
forever blue
Les jeux vidéos et la plongée ont rarement eu grandchose en commun; cela pourrait bien changer prochainement :
Forever Blue est sûrement l'un des projets actuels les plus mystérieux sur Nintendo Wii. Si notre firme adorée n'a pas jugé nécessaire de nous étouffer d'informations et de médias, le jeu n'en demeure pas moins intéressant. Le soft semble vouer à bousculer nos habitudes de gamers effrénés pour nous plonger (c'est le cas de le dire !) dans un océan de zenitude et de calme, loin des hordes de zombies ou de champignons agressifs. Petit tour d'horizon de ce jeu pas comme les autres, qui devrait débarquer cette année au Japon, et peut-être un jour ailleurs.
source : livewii
Le but du jeu sera (d'après famitsu) de :
Nager
A vous de vous promener dans les fonds marins, qui varient en fonction du temps, de l'heure et de la profondeur. La nuit est belle vue d'en bas au coté des poissons et des coraux !
Rencontrer la faune et la flore
Vous rencontrerez bien des espèces marines avec qui vous pourrez même parfois vous lier d'amitié. Ca vous dit de nager avec les dauphins ou les baleines ?
Observer / Découvrir des espèces
A vous de découvrir des races inconnues et de complèter votre carnet de bord avec images et détails sur leurs habitudes.
Explorer des fonds marins inconnus
Les fosses sous-marines et les épaves anciennes vous tentent ? A vous l'aventure !
Travailler pour le milieu marin
Pourquoi ne pas travailler comme reporter et faire des articles publiés en ligne ou dans un magasine virtuel ? A moins que vous ne souhaitiez être guide sous-marin.
Plonger avec ses amis en ligne
Belle surprise, vous pourrez jouer en ligne avec vos amis et explorer les fonds (marins bien sûr! ) ensemble, échanger des choses ou encore écouter de la zique tranquillement !
source : livewii
pour ceux qui ne connaissent pas la wii, sachez que c'est une console qui a une particularité intéressante : la manette / joystick / contrôleur, appellez là comme vous le voulez mais sur cette console elle s'appelle wiimote :
Pour voir pourquoi je dis que cette "manette" est à elle-seule un concept un peu différent, je vous propose d'aller jeter un oeil à ça.
Je suis curieux de voir comment ils vont gérer ce jeu avec cette "télécommande" qui sait comment elle est positionnée dans l'espace (de nombreux jeux se jouent uniquement avec l'inclinaison de la wiimote)...
En conclusion je dirais simplement (et sans avoir vu le jeu) qu'évidemment il ne faut en aucun cas attendre des sensations de plongée avec ce jeu mais que le concept est rigolo et que dans un esprit purement contemplatif comme quand on prend plaisir à regarder un joli documentaire ou Nemo, je pense que je serais capable de perdre quelques heures tranquillement assis dans mon canap' à me promener sur des sites de plongée virtuels en regardant passer les 'oissons ^_^
Aujourd'hui les rendus 3d dans les jeux sont très réussis et si le studio de dévelopement s'est documenté correctement (il n'y a rien de plus énervant que des incohérences stupides dans ce genre de concept), forever blue vaudra peut-être le coup d'oeil. Un jeu pas stressant et grand public qui reflète bien la démocratisation de la plongée loisir à l'échelle mondiale et l'intêret grandissant qu'ont les gens de tous ages et de tous horizons pour notre passion.
Article écrit à l'origine sur le forum onplonge
...merci à matlefou "le wii geek" pour l'info :)
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fatfish
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20:54
Libellés : jeux vidéo, pub, wii
26 juin 2007
attention aux pubs...
quel déception pour notre ami Pavel qui a fait confiance à cette pub décrivant sa destination de vacances à Pataya en Thaïlande :
en guise de "plage blanche et ses eaux cristal", ils ont eu ça :
la "plage adorable" de la pub était jonchée d'ordures à perte de vue et la baignade dans les eaux polluées et opaques était clairement déconseillée. Quelle dommage, quelle honte.
Les plages en Thaïlande peuvent pourtant être à la hauteur de leur réputation. Dans le sud, il y a des endroits paradisiaques préservés. Mais ce spectacle désolant n'est malheureusement plus si rare que ça; quelquesoit la destination dans le monde.
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fatfish
à
21:34
Libellés : bio, catastrophe, écologie, pub
24 juin 2007
il a fait beau !
...très beau même. Le soleil tapait dur ce weekend en Méditerrannée lors de cette très sympathique journée en mer avec le club inakis.
règle #1 = ne PAS oublier la crème solaire lorsque l'on a une peau fragile !!! :
Autrement, c'était bien agréable de plonger sur Le Liban; une chouette épave dans la zone des -35m. Le bateau marche super bien et nous étions en très bonne compagnie. A quand la prochaine ?
Publié par
fatfish
à
23:09
Libellés : bateau, coup de soleil, inakis, sorties
20 juin 2007
inakis : sortie mer du 24 juin
Ce weekend (dimanche), le club inakis nous emmène à bord de son nouveau bateau pour aller faire un tour en mer ! La météo s'annonce bonne avec peu ou pas de vent. A nous les Farillons ou le Frioul... c'est déjà l'été.
> Ne ratez pas les prochaines sorties <
On se lèvera tôt dimanche matin pour prendre la route. Dimanche, ça va être génial :)
15 juin 2007
l'heureux évènement !!!
c'est une petite fille d'à peine 3kg !
le bonheur...
une future plongeuse
la vie est belle :)
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fatfish
à
12:08
Libellés : naissance, photos, plongée ultima blue, youpi
14 juin 2007
les mystères de la nature...
Une femelle requin conçoit seule un bébé :
Cela ressemble à une farce, mais des analyses génétiques ont confirmé l'évènement: une femelle requin-marteau a donnée naissance à un bébé, qui est décédé peu de temps après sa naissance, sans la contribution d'un mâle.
L'évènement a eu lieu au zoo Henry Doorly au Nebraska, Etats-Unis. La femelle requin-marteau était captive depuis trois ans et n'avait jamais reçu la visite d'un mâle depuis tout ce temps, seules deux autres femelles partageaient son bassin. Sa grossesse et la mise au monde d'une descendance furent donc une surprise, la reproduction parthénogenèse (reproduction monoparentale par multiplication à partir d'un gamète femelle non fécondé) est connue dans le monde animal pour n'être pratiquée que par certaines espèces de reptiles et d'insectes.
Une étude a été effectuée par la Queen's University de Belfast et l'Institut de recherches américain Guy Harvey, portant sur le patrimoine génétique du bébé requin et de sa mère. Les conclusions ont été publiées dans le journal Biology Letters fin mai, et confirment que le bébé est dépourvu d'ADN paternel.
Pour les espèces qui la pratiquent, la parthénogenèse à l'avantage d'assurer une descendance dans un milieu pauvre en population, mais à l'inconvénient de ne pas contribuer au renouvellement de la diversité génétique et de rendre ainsi les espèces plus sensibles à certaines maladies.
SOURCE : techno-science.net
23 mai 2007
sortie inakis du 27/05 : Annecy - Le France
Il n'y a pas que la mer ! - ce weekend (dimanche), le nouveau bateau du club va aller tremper dans le lac d'Annecy pour une plongée assez téchnique et donc réservée aux N2 confirmés et N3 : l'épave Le France à Annecy se trouvant dans la zone des 40m.
Il reste encore quelques places : n'attendez pas trop, il n'y en aura pas pour tout le monde !
> Ne ratez pas les prochaines sorties <
Bravo encore à Sylvain (et merci Cyril aussi) pour tout l'excellent boulot fourni pour que ce bateau soit au top. Chapeau bas messieurs.
NOTA : cette photo m'a été envoyé par mail - je ne sais pas d'où elle sort donc il m'est difficile de citer le photographe. Si quelqu'un en sait un peu plus...
16 mai 2007
chercheurs d'eau #13 est paru !
Encore un excellent numéro de chercheurs d'eau, LE magazine gratuit pour les plongeurs, dispo dans les magasins de plongée. Ce numéro confirme encore une fois par son sérieux et par la qualité de ses articles que chercheurs d'eau est un acteur important dans le paysage de la plongée francophone. Bravo et bonne continuation à toute l'équipe.
A souligner aussi, en page 8, le début d'une collaboration très sympathique entre onplonge.com et chercheurs d'eau... Une excellente initiative !
Demandez-le n.13 au magasin (nous avons encore aussi quelques exemplaires d'anciens numéros si vous en avez raté).
Bonne lecture...
Le numéro 12 de chercheurs d'eau (et les anciens numéros à partir du n.4) est désormais disponible en format .pdf sur cette page
Publié par
fatfish
à
12:45
Libellés : chercheurs d'eau, infos, media, pub
12 mai 2007
inakis : le bateau est prêt !!!
On a acheté un bateau il y a peu de temps; il fallait le tester et l'équiper... c'est fait ! Il tourne comme une horloge :)
Il est temps maintenant de l'emener en mer - nous pouvons désormais commencer à proposer des sorties bateau. Le club inakis est fier de son bébé.
Dimanche, direction Marseille pour un plouf bien mérité.
> Ne ratez pas les prochaines sorties <
Bravo à Sylvain (et merci Cyril aussi) pour tout l'excellent boulot fourni pour que ce bateau soit au top. Chapeau bas messieurs.
Merci Daf pour les photos...
11 mai 2007
video : aqualounge
Voici le lien vers un site à visiter : c'est un site allemand (en anglais) qui regroupe une communauté de plongeurs vidéastes actifs. Leurs films (aqualounge 1 à 8) sont très réussis... bon visionage.
Merci à Christian (rédac chef de onplonge) de nous avoir donné ce lien pour télécharger de bien belles vidéos
(attention, ça pèse un peu lourd : les vidéos en gros format pèsent plus de 1Go !)
Le lien direct vers la page des téléchargements est ici
Pour télécharger un film, il suffit de cliquer sur l'image de chacun des 8 films présentés.
10 mai 2007
06 mai 2007
stop au massacre des tortues à Bali !
Je dois vous faire part d'une pétition à signer pour tenter de stopper le massacre des tortues à Bali. J'ai eu cette info par l'intermédiare de Ponch sur l'excellent forum onplonge :
"...Je vous invite à visioner le lien suivant qui vous donnera une idée de ce qu'il se passe à Bali.
Aidez les tortues et stoppons ces massacres inhumains!
Merci à vous tous!
..."
photographe : titidelyon
Publié par
fatfish
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02:41
Libellés : bali, catastrophe, controverse, écologie, infos, pétition, sauvagerie, vacances
02 mai 2007
13 jours sous l’eau grâce à de l’urine et des algues pour respirer
Certains rêvent d’aller sur la Lune ou de nager avec des dauphins, Lloyd Godson, lui, a juste voulu créer et vivre dans son propre “microcosme bio-régénérateur”. En clair, survivre dans un espace confiné et auto-suffisant au sein d’un environnement hostile. Dans le cadre du concours “Vivez votre rêve”, le magazine Australian Geographic a permis à ce biologiste marin australien de concrétiser son projet.
L’homme, âgé de 29 ans, s’est ainsi enfermé à partir du 5 avril et pendant 13 jours dans un caisson en métal qui a été plongé à 3 mètres de profondeur, dans un lac australien. Dimensions de son habitacle, baptisé BioSub : 3m x 2m x 2m. Première difficulté : comment respirer dans un espace sans aération ? Lloyd Godson a utilisé un “bioréacteur photosynthétique” appelé Biocoil. Ce procédé, mis au point par des étudiants de Cascade, dans l’Idaho (Etats-Unis), crée de l’oxygène et “avale” le CO2 émis par Lloyd grâce à une algue trempée… dans l’urine du biologiste.
Un autre système, l’Air2water, a permis de transformer l’humidité dans l’air en eau potable. Le reclus a produit son électricité grâce à un vélo d’intérieur modifié. Et la nourriture ? Une autre algue était prévue au menu. Voilà pour le programme d’origine. Le pari de l’autosuffisance a été presque tenu : pour éviter un risque d’indigestion lié au “régime tout algue”, des plongeurs ont amené des repas chaque jour ; des panneaux solaires, disposés sur la berge, ont fourni un complément d’énergie ; enfin, à la suite de quelques mauvais réglages du Biocoil, une seule bouffée d’air frais a été injectée quotidiennement dans le caisson.
L’état physiologique et psychologique du solitaire volontaire a été suivi en permanence pendant toute la durée du séjour. Pour s’occuper, le biologiste a fait du vélo donc, joignant ainsi l’utile à l’agréable ; il a communiqué avec l’extérieur grâce à un ordinateur portable “waterproof” (au cas où le caisson aurait eu des fuites ?) ; il a également joué de la batterie et même composé une chanson !
Le projet semble farfelu mais les données scientifiques recueillies pendant ces 13 jours seront rigoureusement analysées : elles pourraient permettre à mieux préparer la construction d’habitacles en milieu sous-marin ou spatial. (via tf1.lci.fr)
SOURCE : article écrit sur l'excellent arkius par Benm
Adresse du site de biosub
29 avril 2007
il ne faut pas nager dans le Congo !
voici quelques rares (et malheureuses) photos d'un animal très impressionnant qui vit dans une des rivières les plus hostiles du monde : le poisson tigre goliath (Hydrocynus goliath)
Il fait partie de la famille des Alestiidae ordre des Characiformes (famille des célèbres piranhas).
Les mâles peuvent atteindre 1m 30 de long pour un poids de 50 kg
Il est bien dommage que ces images soient celles d'un pêcheur mais les chances de filmer/photographier ce bestiau dans les eaux saumâtres de son habitat naturel sont bien faibles.
source originale (et plus grandes photos) : cellar.org
infos : tanganyika-cichlids.com
27 avril 2007
Vampyroteuthis infernalis : le vampire des enfers...
un animal à part, ni tout à fait pieuvre, ni complètement calamar. Un inclassable des grands fonds : la seule espèce vivante connue de la famille des Vampyromorphida_
source wikipedia en anglais
20 avril 2007
tremoctopus : le batman de la mer !
Voici de très rares images video d'un tremoctopus (sans doute un Tremoctopus gracilis). Ces images (trouvées sur Youtube) proviennent d'un jeu télévisé japonais :
Cette espèce de tremoctopus (murasakidako en japonais) est une pieuvre des grands fonds qui déploie une grande "couverture" (d'où son nom vulgaire en anglais : blanket octopus) comme méchanisme de défense pour faciliter sa fuite. Cette "cape" peut se détacher facilement comme la queue d'un lézard si un prédateur le poursuivant s'en saisit. Le prédateur s'emmêle alors dans la cape, donnant un peu plus de temps à la pieuvre pour qu'il s'échappe.
D'autres photos spectaculaires ici
19 avril 2007
vidéo : un molamola
Voici une courte vidéo d'un plongeur qui a eu la chance de filmer un molamola de belle taille.
J'ai une fascination toute particulière pour ces poissons étonnants que j'espère un jour croiser en plongée.
D'après wikipédia :
Môle du latin mola, la meule - appelé aussi lune, poisson-lune, ou mola-mola.
La môle est un grand poisson au corps circulaire mesurant 2 m et pesant 1 000 kg. on a pu observer des spécimens atteignant les 4m de diamètre et pesant jusqu'à 2 000 kg. C'est le plus grand des poissons osseux existant. (Le requin et la raie sont cartilagineux). On le rencontre dans les mers tropicales, dans le Pacifique (jusqu'en Alaska) et dans les mers d'Europe occidentale. La môle se nourrit de zooplancton, de calmars et de petits poissons. Il croise souvent en surface en laissant dépasser sa nageoire caudale, ou à plat, comme s'il se reposait. la femelle est très féconde (jusqu'à 3 000 000 d'œufs par ponte)
De bien belles photos de Garry McCarthy ici, ici et là
et surtout les photos extraordinaires de Mike Johnson
18 avril 2007
site du photographe Yann Fontana
Merci Philippe de nous avoir fait connaître le maginifique site de photos ton ami yann.fontana.
Les photos sont fabuleuses et le site très agréable. Bravo.
A consommer sans modération...
12 avril 2007
tragique décès d'une icône de l'apnée
NICE (Reuters) - L'apnéiste français Loïc Leferme, 36 ans, ancien recordman du monde de plongée en profondeur absolue en 2004, a trouvé la mort lors d'un accident en cours d'entraînement, apprend-on auprès des sauveteurs.
Loïc Leferme tentait d'égaler son record à 171 mètres de profondeur, à l'entrée de la rade de Villefranche-sur-Mer, près de Nice, lorsque le système lui permettant de remonter à la surface s'est grippé.
"Il est resté au fond. Le corps a été ensuite remonté par un plongeur secouriste mais il n'a pas été possible de le ranimer", a-t-on précisé au club Nautique de Nice.
Loïc Leferme avait battu le 30 octobre 2004 le record du monde de plongée "no limit" - considérée comme la discipline reine de l'apnée - en atteignant 171 mètres de profondeur, dans la même rade de Villefranche-sur-Mer.
Ce record a été battu par l'Autrichien Herbert Nitsch en août 2006 en Croatie avec 183 mètres de profondeur.
SOURCE : le monde
lien video france3
09 avril 2007
inakis : nouvel album photo
Christophe nous a ramené de bien belles photos de son voyage aux maldives (atolls sud) - les photos ont été prises avec l'excellent Sealife DC510...
Il y a (sur le site du club inakis) un nouvel album photo de 10 clichés pris lors de son voyage.
Merci christophe de nous avoir confié ces photos - ça a l'air d'être une destination à la hauteur de sa réputation. Un bien beau voyage.
07 avril 2007
nudibranche spectaculaire
Cet animal incroyable est le Glaucus atlanticus.
J'ai eu connaissance de cet animal aquatique fascinant en tombant par hasard sur cette photo sur Flickr :
Cet espèce de nudibranche, qui ne mesure que quelques centimètres de long, flotte à l'envers à la surface de l'eau (en avalant une bulle d'air!) et se nourrit de Siphonophores dont la célèbre Physalia...
source (photographe : doubtful_guest)
plus d'infos ici et de photos là.
02 avril 2007
choisissez un centre de plongée éthique à l'étranger
je parle bien-sûr d'éviter les centres qui pratiquent le shark feeding :
Il faut bien se rendre compte que cette pratique modifie le comportement de ces grands squales et leur enseigne une association malsaine homme/nourriture.
Les accidents sont parait-il rares mais les récits de moniteurs adeptes du feeding qui ont de grosses frayeurs l'est bien moins. La raison (et la pression de certaines organisations de protection des animaux je suppose) poussera les gouvernements à imposer des lois pour limiter ou interdire le shark-feeding. Il est à craindre que pour garantir la sécurité des plongeurs-touristes, certains sites ne devront pas être plongés pendant un temps pour sevrer les requins de leurs villaines habitudes inculquées par les structures commerciales voulant vendre du sensationnel au détriment de l'équilibre d'un éco-système déjà très fragilisé. C'est peut-être le jour où le feeding cessera que les accidents vont commencer. Espérons que je me trompes.
01 avril 2007
photo du jour : l'aquarium
de retour de vacances (malheureusement sans plongée cette fois-ci), ma bonne humeur aidant, je ne peux m'empêcher de vous faire partager cette très belle photo trouvée sur le net (j'aimerais en attribuer le crédit à son auteur mais comme souvent, cette information n'était pas dispo là où j'ai trouvé le cliché) :
bon d'accord, j'avoue : cette photo a été prise à Chamagnieu ce week-end en réalité.
15 mars 2007
massacre des requins (anecdote)
cette photo prise par teavae, et vue sur son excellent blog anglophone d'expatriée française travaillant en chine, montre une pub pour du cartilage de requin - source de bienfaits (médecine chinoise).
mais regardons l'affiche de plus près : que fait ce "made in USA" en bas ?
en réalité, la société qui vend ces produits est basée dans le wisconsin aux USA ! C'est la société "Hsu Ginseng" (root to health) qui vend aussi ses produits partout dans le monde par le biais de leur site internet.
On peut d'ailleurs rapidement trouver et acheter ce même cartilage de requin sur leur site pour la modique somme de 19,99$ - il est dans la catégorie "produits de santé / cancer" !!!
Je reste sans voix_
Encore une folie qui pérénise la mise en danger d'une espèce clé déjà fragilisée; les efforts pour la protection de l'espèce ne doivent pas faiblir.
Publié par
fatfish
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02:28
Libellés : bio, controverse, infos, requins, sauvagerie
13 mars 2007
vidéo : un apnéiste nage avec le grand blanc !
compilation de morceaux choisis d'un documentaire qui serait passé sur france3...
...mais c'est dommage que ce monsieur se sente obligé de s'accrocher à la bête. Etonnant à ce niveau là de ne pas apprécier simplement cette extraordinaire rencontre en se contentant de regarder. D'un côté il marque un point énorme et faisant tomber LE mythe du fameux "monstre-mangeur d'hommes" et de façon très élégante de surcroît (en apnée!); mais de l'autre, il s'abaisse aux gestes de "rodéo" qui sont normalement seulement à reprocher aux feaders et autres vendeurs de sensations fortes pour touristes. Chapeau tout de même !
11 mars 2007
rappel de sécurité : ordinateurs PPS
La société américaine Pelagic Pressure Systems (Oceanic et AERIS) rappelle quelques 2800 ordinateurs de sa gamme dont des Oceanic ATOM 2.0 et des AERIS EPIC.
Ces ordis ont un problème software majeure : il a été observé (sur deux ordinateurs seulement pour l'instant) que l'appareil se bloque en écran figé lorsque le plongeur change manuellement de configuration de gaz sous l'eau. Il ne peut alors pas revenir sur la page principale des stats de la plongée, privant le plongeur de précieuses informations sur sa déco.
Le rappel des ordinateurs concerne l'Oceanic-brand ATOM 2.0 (digital dive computers) avec les numéros de série 1 à 2,079 (Revisions 2E, 3A, et 3B) et les AERIS (EPIC dive computers) avec les numéros de série 1 à 712 (Revision 1A).
Pelagic Pressure Systems rappelle que ce problème ne concerne que ces ordinateurs-là et que sa clientèle n'a pas à s'inquiéter pour tous les autres produits de ces marques.
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fatfish
à
14:17
Libellés : infos, ordinateurs, rappel volontaire, sécurité
09 mars 2007
la murène du jour !
même un pneu peut servir d'abri en milieu hostile...
photo prise à l'île Maurice
avec un SEALIFE REEFMASTER DC310 (caisson + flash)
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fatfish
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15:38
Libellés : bio, découverte, photos, pneus
05 mars 2007
plongée Ultima-Blue se diversifie !
De nombreux clients venaient au magasin pour gonfler leur blocs... mais sans avoir l'intention d'aller plonger !
Ces clients "apart", sont des pratiquants passionnés de paintball qui se servent de leurs blocs pour armer leur marqueurs (ou lanceurs).
En discutant avec eux régulièrement, et en s'intéressant un peu plus à chaque fois à ce sport méconnu mais en plein essor, nous avons décidé de proposer en plus de notre activité principale de plongée, de l'équipement de paintball. Pour faire connaître cette nouvelle facette de notre magasin, il y a désormais un site (en version beta) :
Nous proposerons donc (sur commande uniquement pour commencer, nous n'aurons que quelques articles en stock) toute la gamme de matériel pour joueur de paintball des billes aux obstacles de terrain en passant par les marqueurs (tous niveaux et toutes gammes) et les protections...
On a été séduits par l'esprit du jeu et la passion communicative des pratiquants. Il y a bien des similitudes dans ce sens avec la plongée. Les billes de peinture sont écolo et les pratiquants sont attirés par la forêt et le plein air... tout pour plaire :)
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fatfish
à
14:50
Libellés : découverte, infos, internet, paintball, plongée ultima blue
03 mars 2007
INAKIS : sortie plongée du 04 Mars
au Lac du Bourget (Chindrieux et La Pierre-à-Bise) pour faire une petite journée de plongée sympa ponctuée d'exercises en milieu naturel pour ceux qui préparent un niveau.
pour participer à une prochaine sortie, consultez les dates sur
la page du calendrier
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fatfish
à
14:47
Libellés : club, inakis, lac du bourget, sorties
01 mars 2007
vidéo : FLIP, le bateau vertical !
Au large de la côte américaine de San Diego, on peut observer cet étrange navire de recherche en haute mer appellé FLIP (floating instrument platform). Ce bateau mesure 109m de long et pèse 700tonnes. Lorsqu'il est en "position", la partie qui sort de l'eau mesure 17m de haut!
Pour en savoir plus (liens en anglais) :
mpl.ucsd.edu
sio.ucsd.edu